Comment trouver un job intéressant quand on a plus de 45 ans ?

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Comment trouver un job intéressant après 45 ans. 1 job pour 10cv. Patrick Morin

Avez-vous déjà eu cette impression détestable d'être déclassé(e) à cause de votre âge ?

C'est déjà un sentiment de colère énorme d'avoir cette impression de dévaluation alors que vous avez fait vos preuves. Et plus d'une fois. Et dans des situations qui n'avaient rien d'une sinécure.

Et tout ça alors que vous êtes en pleine forme, plein d'idées et que vous avez la conviction que vous êtes meilleur que vous ne l'avez jamais été.

A force de l'entendre ou de le deviner, vous finissez par vous poser des questions sur vous même. Et si je me faisais des idées sur mon propre compte ? Et si les autres voyaient de moi quelque chose qui m'échappe ?

C'est ensuite un peu de trouille qui monte. Votre situation professionnelle ne vous apportera peut-être plus la satisfaction qu'elle vous a apporté jusqu'ici.

Vous avez fait une bonne partie de votre carrière et l'impression que le meilleur est derrière vous.

Vous vous demandez si vous allez devoir vous résigner à la terminer en supportant des missions moins payées, moins intéressantes, moins satisfaisantes. Vous ne l'auriez jamais accepté il y a 10 ans mais allez-vous y être obligé aujourd'hui.

Et encore, faut-il déjà se remettre en selle, même si le cheval est moins haut. Pour le moment, ce ne sont pas les propositions qui vous débordent.

Et si quelques conseils simples vous permettaient, non pas seulement de trouver un job, mais de trouver un job intéressant qui vous fasse encore progresser et réveille vos ambitions, même si vous avez l'âge que vous avez.  

vous vous demandez si c'est encore possible...

... et surtout si ça vaut bien le coup de brûler votre énergie pour vous battre contre des moulins.

Autant accepter son sort, la réalité sera moins dure.

Pour ma part, je vois au moins 5 bonnes raisons de vous convaincre que vous devez faire bien plus qu'espérer. Vous devez vous mettre en chasse d'un nouveau job plus intéressant, avec une excellente chance d'y parvenir.

 Vous êtes encore loin des avanies et des misères du grand âge. Sauf problème de santé, même à 53 ans, on a de l'énergie et l'ambition n'est pas réservée aux plus jeunes.

 Beaucoup d'entreprises ont besoin de profils comme le vôtre même si elles ne veulent pas prendre trop de risques avec des candidats démobilisés, ce qui n'est pas votre cas.

 L'expérience et la sagesse que vous avez sans doute acquises sont des valeurs universellement positives tant qu'elles ne sont pas couplées avec de la « rigidité professorale », de la fatigue ou de la nostalgie.

 La satisfaction de décrocher un emploi motivant n'est pas réservée à une petite minorité de professionnels qui auraient entre 30 et 40 ans. Assez d'expérience pour être attratif, mais pas trop pour ne pas être soupçonné de développer des motivations de confort.

 La contribution Delalande qui a surtout contribué à faire sortir les séniors du marché de l'emploi et à leur coller une étiquette de boulet, n'existe plus depuis près de 10 ans. Vous êtes à égalité.

Un des derniers recrutement avant l'arrêt de mon activité salariée, était justement un sénior. C'était il y a un peu plus d'un an aujourd'hui. 54 ans, toutes ses dents, un tonus de juvénile (plus de 100 kms de vélo tous les dimanches) et la conviction absolue que POLEMPLOI n'était pas un employeur pour lui. 

J'ai retenu sa candidature parmi une douzaine d'autres, sans aucune espèce d'hésitation. Il n'y a pas eu de short list.

Un moment, je me suis posé la question de son âge, mais pas lui. Jamais !

Objectivement, c'était le meilleur et pas vraiment à cause de sa longue expérience. Je l'aurais embauché aussi facilement s'il avait eu 30 ans. Son expérience a été un bonus de prix et je n'ai eu qu'à me féliciter de mon choix. 

Il a tenu toutes les promesses. Bien sûr, j'ai eu un petit arrêt maladie, mais très court et pour une chute de vélo, justement. Je me suis même surpris à lui suggérer de lever un peu le pied sur le sport.

Il n'y a pas de méthode miracle qui transformerait un senior en autre chose en masquant les inconvénients de son âge. Par contre, il y a une bonne manière de proposer une candidature de sénior en valorisant les bénéfices de son âge mais pas seulement. Ce serait trop facile.


Voici donc comment trouver un job intéressant quand on a plus de 45 ans.

Comment trouver un job intéressant quand on a plus de 45 ans ? 1 job pour 10 cv. Patrick Morin

Cela tient en 5 conseils importants :

  Ne cachez pas votre âge. Neutralisez le.

 Sortez de l'évidence de votre expérience.

 Dévoilez une ambition solide. Le passé est derrière.

 Démontrez votre énergie

 Prouvez votre ouverture, votre jeunesse d'esprit.





Conseil n° 1 : Ne cachez pas votre âge. Neutralisez-le.

Indiquez le clairement  dès l'en-tête du CV, en dessous de vos coordonnées. C'est une information évidente et naturelle lorsqu'on se présente. Ne mettez pas de date mais bien votre âge (52 ans).

Ce n'est ni une source de fierté, ni un problème. Ni un avantage, ni un inconvénient. C'est une donnée de votre identité. Point. Avoir 22 ans n'est pas plus facile, pour d'autres raisons.

A moins que vous ne soyez une vieille baronne coquette… Dans ce cas, la bienséance exige qu'on ne vous le demande pas. Si vous êtes concerné(e), bien sûr, ne suivez pas mon conseil !

De toute façon, si votre CV est bien fait, il comporte des dates. Si vous avez passé votre BTS en 1986, vous avez environ 50 ans puisqu'on le passe à l'âge de 20 ans.

Si vous l'avez indiqué simplement, je le lis, parmi d'autres informations. Sinon, je me pose la question comme tout le monde se la poserait. Et je cherche. 

Dans le deuxième cas, vous ne pouvez pas mieux faire pour mettre lourdement en valeur un point qui n'en avait pas besoin.

Tout est communicant dans votre CV. Ce qui s'y trouve, ce qui ne s'y trouve pas, comme ce qui s'y devine. Ne pas l'indiquer, c'est risquer d'envoyer un message aussi clair que médiocre : « j'ai 50 ans mais je ne veux pas le dire ». La question qui suit aussitôt dans l'esprit de celui qui le remarque, c'est «Pourquoi ?».

Point inverse, ne cherchez pas à désamorcer une éventuelle réaction négative en prenant les devants ou en vous mettant en empathie. Les phrases du genre « malgré mon âge » ou « je reste encore » ou tout autre formule du même tonneau dans vos courriers ou en entretien, sont des indicateurs d'un complexe mal assumé. Inutile d'attirer l'attention là dessus. C'est comme la couleur de vos yeux ou votre taille. Quel intérêt ?

S'il faut sauter une barre d'1m20, ne dîtes pas « je peux encore, malgré mon âge ». Souriez, prenez votre élan et courrez ! Comme tout le monde.

Conseil n° 2 : Sortez de l'évidence de votre expérience.

50 ans, c'est 30 ans d'expérience, peu ou prou. A quoi ça sert d'en rajouter ? Si vous n'avez que ça à valoriser, vous n'avez rien de valable, à dire.

C'est pire : votre expérience de 1992 est périmée, morte, moisie, décomposée.

Voilà, comme ça, vous êtes au courant !

 L'arrivée massive d'internet dans la communication et le marketing.

 L'informatique en général dans la gestion et la technique.

 L'évolution des mentalités et de la société dans le management.

 Votre évolution personnelle qui fait que vous n'êtes plus le(la) même.


Autant de raisons de ne pas insister. Ce serait un message du genre « Dans le temps, je savais faire des choses que personne ne fera plus jamais dans votre entreprise. ».

Il y a quelques années, à table, à mes 3 enfants encore petits, j'explique que « quand j'avais votre âge », il n'y avait pas de téléphone portable, pas d'ordinateur, pas d'internet, pas de jeux vidéos. 

Elles me demandent en choeur, avec une innocence ravageuse mais rigolarde « Et l'électricité, y en avait de ton temps ? ». 

OK montez dans vos chambres !

1992 et 1492, c'est pareil ! De l'histoire. Ce qui vaut, ce sont vos erreurs, ce que vous en avez tiré et les qualités de recul et de profondeur que vous avez du en retirer. 

Si et seulement si… vous êtes d'un tempérament ouvert et capable de vous remettre en cause. Déjà, ce n'est pas le cas de tout le monde et puis, on ne va pas remplir une page avec vos erreurs.

Si vous insistez trop sur votre expérience, comme on vous a peut-être conseillé de le faire, vous saccagez vous-même vos chances. Vous appuyez trop lourdement un point qui peut susciter des craintes pour des compétences que vous n'avez plus ou plus exactement.

Concrètement, ça veut dire : utiliser une seule page pour votre CV (UNE SEULE et c'est DEFINITIF). Détaillez vos expériences des 15 dernières années normalement, mais résumez les précédentes. Ca vous laisse de la place pour parler de ce qui est important.

Autre chose importante, c'est le dernier paragraphe de votre lettre. Dans cette lettre, ne parlez pas de votre expérience globale, mais d'une seule expérience valeureuse.

Exemple : au lieu de dire « fort d'une expérience de 23 ans », appuyez sur un point notable « Une expérience récente de 5 ans à la tête d'un service expédition ». C'est beaucoup plus efficace.

Ça montre que vous ne prenez pas l'ensemble de vos expériences anciennes pour un capital précieux (ce qu'elles sont peut-être), mais que vous savez tirer le meilleur parti de celles qui comptent pour le poste.

Si votre recruteur voit un intérêt à rentrer dans les détails, il saurait vous le dire en vous questionnant lors de l'entretien.

Conseil 3 : Dévoilez une ambition solide. Le passé est derrière.

Ca, c'est un vrai bon, gros, lourd et solide conseil. Plutôt que céder à la facilité en étalant votre passé, comme on tartine du beurre jusqu'à l'écoeurement, parlez de ce qui ne se devine pas et qui donne une valeur inattendue à votre profil. 

Et j'ajoute même : visez plus haut que d'où vous partez.

Parmi les préjugés les plus fréquents sur les séniors, celui de la motivation molle. Du rêve de glissade tranquille vers la retraite. Du ti'boulot pépère, bien au chaud en attendant que ça se tasse.

Sortez tout de suite le grand jeu sur votre ambition. Un recrutement, c'est un investissement sur le futur, pas une collection de photos souvenirs. Remplissez les bonnes cases.

Avoir 53 ans et de l'expérience, cela veut dire avoir 53 ans. C'est « pléonasmique » et triste.

Avoir 53 ans et des projets, cela veut dire, avoir de l'expérience et de la motivation. Quel coktail de rêve ! Un collaborateur qui a envie de travailler, de progresser, des raisons de s'engager et un peu plus de raisons de réussir que la moyenne.

Il y a 2 endroits où cela doit être dit explicitement :

Le premier, c'est l'accroche (le titre) de votre CV. Inutile de nommer votre expérience, comme on titre un objet. Indiquez un projet avec de l'évolution à venir, des projets à moyen terme et de l'envie.

En clair, au lieu de titrer d'un très neutre « directeur commercial », préférez un plus expressif : « mon projet pour les 5 ans est d'évoluer vers le management d'un portefeuille de plus de 500 clients » . A envoyer, bien sûr, à une entreprise qui gère un portefeuille de 400 clients.

Chacun le lira comme il veut mais, de mon point de vue, c'est la différence entre afficher le titre d'une statue et exprimer l'envie de faire tomber des objectifs. C'est prometteur de mouvement, de dynamique. On sent qu'il va y avoir des copeaux sur votre passage.

Le deuxième, c'est l'entretien. A la question, « pourquoi avez-vous postulé ? », votre réponse doit commencer par « parce que mon projet est de... ». A la question « Comment vous voyez vous évoluer dans le poste ? », la réponse doit être fulgurante parce que vous n'attendiez que ça. Ca commence par "l'étape suivante, ce sera de...".

Tout cela doit être adapté à votre situation, évidemment, mais dans tous les cas, ça doit montrer un objectif supérieur à ce que vous avez déjà fait. Ne cherchez pas la posture du doyen, assis sur un sommet, qu'on respecte ou qu'on vénère. Cherchez celle du combattant qui a encore des choses à prouver et des marches à gravir pour aller vers un autre sommet.

L'âge vous a peut-être apporté de la mesure, de la pondération, de la raison. Ne pondérez rien de vos objectifs professionnels. On doit sentir qu'ils sont un moteur puissant. Les rêves professionnels, comme les autres, s'accomodent mal des postures raisonnables. Les pros qui réussissent, sont ceux qui ne le sont pas sur leurs ambitions.

Un moyen indiscutable de montrer votre ambition, c'est de vous former. Passez une qualification, mettez vous à jour. Montrez que vous êtes sur le chemin du progrès, pas celui de la restitution de vos acquis. Votre projet est un projet professionnel, pas un projet d'emploi.

Conseil 4 : Démontrez votre énergie

Voilà encore un sujet pour contredire un préjugé solide sur les séniors. « Ils n'ont plus la pêche ! ». Leur santé est statistiquement moins bonne, leur absentéisme plus élevé. Bref, ils sont rincés. Un peu comme une voiture qui a passé 100 000kms.

Tout cela est peut-être statistique mais  vous n'êtes pas une tranche d'âge à vous tout(e) seul(e). Il y a des personnes qui entrent en maison de retraite avant 60 ans et d'autres qui entreprennent à la retraite. Montrez de quel bois vous êtes faît(e).

Le kilométrage d'une voiture n'est pas un sujet très important si elle a été bien entretenue. 

Alors vous qui n'avez que 120 000 kms au compteur, vous êtes un jeunot. Des compressions en or massif, un style qui fait craquer les jeunettes. La pêche, quoi.

Du tonus, des watts, de la niaque. Ça, ce n'est pas qu'une question d'âge mais de tempérament. On sait tous qu'il y a les mous à 20 ans et les tornades de 50.

Pour montrer votre pêche, vous avez au moins 3 manières :

le style de vos phrases. Court, simple, direct. Evitez les phrases avec des appositions et des tournures alambiquées.

Vos activités extra-professionnelles. Sport, activités associatives, compétition, etc.

Votre comportement en entretien. Si vous êtes énergique pour monter un escalier, spontané et direct dans votre communication, souriant et mobile dans vos réponses, il y a un fort indice que vous avez du sang dans les veines. Attention, pas de démonstration d'hyper-activité, non plus.

Je ne suis pas un gros défenseur du DIVERS à tout prix. Sauf quand ça présente un intérêt réel. Ici, c'est typiquement le cas.

Montrez que vous bougez, que vous passez des diplômes, des qualifications, que vous êtes actif en dehors du travail, bref, montrez que vous êtes énergique, dynamique, que vous avez des passions dévorantes, que vous faîtes du sport, que vous participez ou suivez des compétitions.

Evidemment, évitez de parler de vos distractions, genre lecture, promenade, tricot, cinéma ou ce genre de foutaises qu'on trouve en nombre dans beaucoup de CV. Je n'ai jamais compris l'intérêt de présenter ça. Autant dire sieste et vacances en maison de repos, ça met les points sur les i.

Evoquer ces sujets dans un CV de sénior, c'est comme ajouter « hypertension artérielle, cholestérol, diabète ». Je ne suis pas en forme, mais je me ménage. Pas terrible.

Conseil n° 5 : Prouvez votre ouverture et votre jeunesse d'esprit.

Encore un préjugé que vous devez contredire : la mentalité des séniors est moins malléable. Moins capable d'évoluer ou de se remettre en question. Ils se croient souvent supérieurs aux plus jeunes, acceptent moins d'être contredits.

J'ai 48 ans et j'entends fréquemment des personnes de mon âge et même largement moins, expliquer avec une amertume rêveuse que les jeunes d'aujourd'hui seraient ceci ou cela. Utiliser des phrases qui commencent par « à l'époque, de mon temps, c'était... », pour expliquer, que c'était mieux. Arghrrrr. Le coup de vieux. Le coup de vioque, même ! Quand on était jeunes, on entendait surtout les vieux faire ça. La barbe !

La vie n'a jamais été aussi pleine d'occasions d'apprendre et de communiquer qu'aujourd'hui. J'espère que vous êtes un internaute passionné. Que vous êtes inscrit à 5 blogs, que vous vous faîtes engueuler parce que vous passez la moitié de la journée à tripoter votre smartphone, que votre compte Facebook compte au moins 200 amis, que vous twittez toute la journée et que vous cherchez à mettre la peignée à vos enfants ou à vos petits enfants sur la console de jeux.

Faites le savoir et prenez avec le sourire. Relativisez vos réponses aux questions sur vos expériences de plus de 20 ans. « Beaucoup de choses ont changé depuis. Il faut être à la page, etc... ». On peut avoir 50 ans et vivre dans l'avenir.

Si vous roulez à 80 pendant que les autres roulent à 150, vous allez avoir du mal à vous insérer dans le trafic. Ne finissez pas en vrac dans le bout de la voie d'accélération, à vous faire klaxonner.

pour conclure.

Votre situation de sénior nécessite une approche spécifique pour continuer à progresser avec l'âge que vous avez. Vous avez déjà des pistes facile pour effacer vos complexes. 

Si vous vous débarrassez des erreurs classiques qu'on trouve dans la plupart des candidatures séniors, vous allez pouvoir reprendre le chemin du progrès et vous prendre à rêver d'un avenir professionnel radieux.

Vous n'empêcherez jamais un recruteur têtu d'avoir des préjugés bloquants et de considérer qu'une candidature de plus de 45 ans ne lui conviendra pas. Ce n'est pas meilleur pour les mères de famille ayant élevé leurs enfants, les personnes issues de la diversité, les jeunes, les personnes handicapées, les carrières en zigzag, etc...

Vous n'empêcherez pas non plus la concurrence d'être là. 

Par contre, le nombre d'opportunités est largement suffisant pour vous laisser une place et vous avez tous les atouts pour réussir. Après tout, vous n'avez besoin que d'un seul job. Vous avez aussi besoin de reconnaissance, comme tout le monde.

Reste qu'avec ça, vous revenez dans la course mais cela ne vous place pas devant pour autant. Je vois beaucoup de candidatures de pros trentenaires qui pourraient faire beaucoup mieux et qui rament, alors qu'ils n'ont pas de difficulté particulière. Ne vous relâchez pas et progressez sans cesse.

Commencez par remettre votre âge en-tête de votre CV et construisez une candidature qui s'appuie plus sur vos potentiels de développement que sur vos acquis anciens. 

Ce sont des détails qui effacent votre « sénior attitude » pour la remplacer par une «patate attitude ».

Vos résultats vont s'améliorer. Ne perdez plus de temps.


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